Chemin de croix
Introduction
Mon ami, pourquoi es-tu venu ?
Cette question du Christ adressée à Judas a été l’un des derniers mots du Sauveur avant son arrestation et sa condamnation.
En commençant ce chemin de Croix en ce vendredi, tenons-nous face à cette question :
« Mon ami, pourquoi es-tu venu ? »
Es-tu venu aujoud’hui parceque c’est beau d’être là tous les vendredis de Carême ? Parce que c’est à la mode de participer au chemin de croix ? Ou peut-être t’ennuyais-tu à la maison ? Ou alors un ami t’a entrainé ici ?
Mon ami, pourquoi es-tu venu ?
La croix est scandale, la croix est folie, la croix est échec ! Es-tu vraiment prêt à suivre la croix, ce scandale, cette folie et cet échec ? Peut-être devrions-nous rentrer chez nous et ne pas commencer cette aventure ?
Regarde toutes ces croix qui pendent sur les murs des maisons, des écoles, des hôpitaux et parfois même des bureaux administratifs… Et pourtant, très souvent nous tenant près de ces croix nous lançons des propos grossiers et nous jurons parce que les choses ne vont pas comme nous l’aurions voulu, selon nos pensées. Nous maudissons parce que les autres nous ont rejetés. Nous aimons parler de la croix, nous chantons la croix mais quand elle se présente dans nos vies, le plus souvent, nous sommes surpris, indignés, révoltés.
Mon ami, pourquoi es-tu venu ?
Un jour, le Seigneur Jésus demanda à ses disciples : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Et lui même de répondre : « Ma coupe, vous la boirez ». Comme pour dire : les disciples participent à la croix de leur maîtres. Oui, seul le disciple véritable participe au mystère de la croix.
Disciple, vas-y donc, suis la croix ! Humblement, mets-toi une fois de plus à l’école de l’amour.
(Silence)
Prions : Seigneur notre Dieu, Toi qui as sauvé l’Homme par le sang de Ton Fils Unique, accorde-nous la sagesse de la croix pour célébrer avec foi les mystères de la passion de ton Fils et de goûter à la joie du pardon. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen
Chant :
Jusqu’au bout je veux te suivre
1. La voix du Seigneur m’appelle :
Prends ta croix et viens, suis-moi !
Je réponds : "Sauveur Fidèle,
Me voici, je suis à Toi !"
R/ Jusqu’au bout je veux te suivre,
Dans les bons, les mauvais jours,
À Toi pour mourir et vivre,
À Toi, Jésus, pour toujours.
2. Mais le chemin du Calvaire
Est étroit et périlleux,
C’est un chemin solitaire,
Difficile et ténébreux.
3. Il faut quitter ceux qu’on aime,
Savoir être mal jugé,
Endurer l’injure même,
Du monde être méprisé.
4. Oui, perdre sa propre vie,
Consentir à n’être rien,
N’avoir qu’une seule envie :
Aimer Jésus, le seul bien !
Première station :
Jésus est condamne à mort
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Pilate voulant contenter la foule, livra Jésus pour qu’Il soit crucifié.
Mon frère, ma sœur,
Peut-on être responsable quand on a peur ? Pilate avait peur qu’on lui fasse un mauvais rapport. Il avait peur que sa situation qu’il jugeait déjà mauvaise s’empire. Alors il fallait faire semblant de contenter le peuple en faisant ce que celui-ci demandait.
Pilate, c’est toi quand tu n’es pas libre, quand tu es dépendant du regard, des paroles, des rapports, du qu’en dira-t-on, de l’image que l’on peut avoir de toi, le but étant, non pas de bien travailler, mais de préserver ta carrière. Alors tu essayes de tout faire pour être bien considéré, parfois même au prix de faux rapports ou par des compromissions. A trois reprises, Pilate dira qu’il ne trouve aucune raison de condamner Jésus, mais il va quand même donner l’ordre de le flageller, de le maltraiter et de le faire mettre à mort. Il va piétiner sa conscience et laisser faire une injustice sans nom. Quand l’intérêt personnel passe devant la conscience professionnelle !
Prions : Nous te demandons pardon Seigneur pour notre silence à ton égard, chaque fois que nous préférons oublier que tu es à nos côtés, chaque fois que nous avons hésité à être témoins par peur du « Qu’en-dira-t-on ». Réconforte Seigneur ceux et celles qui, voulant te rester fidèles, se sentent seuls et incompris.
V/ Prends pitié de nous Seigneur !
R/ Prends pitié de nous !
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix.
R/ Amen
Chant :
Pitié Seigneur
Pitié Seigneur car nous avons péché,
Pitié Seigneur car nous sommes pécheurs !
Pitié Seigneur car nous avons péché,
Seigneur prends pitié.
Pitié O Christ car nous avons péché,
Pitié O Christ car nous sommes pécheurs !
Pitié O Christ car nous avons péché,
O Christ prends pitié.
Pitié Seigneur car nous avons péché,
Pitié Seigneur car nous sommes pécheurs !
Pitié Seigneur car nous avons péché,
Seigneur prends pitié.
Deuxième station :
Jésus est charge de sa Croix
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix
Après avoir été humilié et frappé, Jésus quitte la ville pour monter au Golgotha en portant sa croix.
Peut-on être chrétien(ne) sans porter sa croix ? La croix dont il s’agit ici, c’est les coups qu’on accepte d’encaisser parce que nous sommes pour la vérité, pour la justice, pour la réconciliation. On ne peut pas suivre Jésus sur ces chemins là et éviter les pressions, les tortures et les persécutions.
Pourtant, tu as préféré ne plus être disciple de Jésus parce que cette croix est lourde à porter.
Observe ! Il n’y a jamais eu autant de croix en circulation. Et cela n’empêche pas tout le mal que nous voyons en nous et autour de nous. Tout simplement parce que les vraies croix, nous ne les portons pas.
Porter la croix sur ton cou, la mettre dans ta voiture, dans ton bureau, alors que tu es incapable de lutter pour la justice, la paix et la vérité, c’est une véritable incohérence ! Que fait la croix sur le cou de celui qui ne porte pas sa croix : qui se tait quand il doit parler, qui dit oui quand il doit dire non parce qu’il a peur ? Que fait la croix sur le cou d’un voleur, d’un menteur, d’un adultère ? Que fait la croix sur le cou de celui qui a peur de porter la croix au nom de Dieu, de la Vérité, au nom de l’amour pour son pays, pour ses enfants, pour sa famille ?
Prions : Seigneur Jésus, nous avons rendu très lourde ta croix par nos nombreux péchés. Pardonne nos manques d’amour, nos haines, notre tribalisme et toutes nos divisions. Aide nous à accepter les croix de nos vies. Aide les parents et tous ceux qui ont des responsabilités importantes dans la société à les assumer jusqu’au bout.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
En toi Seigneur mon esperance
1. En toi Seigneur, mon espérance
Sans ton appui, je suis perdu
Mais rendu fort par ta puissance,
Je ne serai jamais déçu.
2. Sois mon rempart et ma retraite,
Mon bouclier, mon protecteur
Sois mon rocher dans la tempête
Sois mon refuge et mon sauveur.
3. Lorsque du poids de ma misère
Ta main voudra me délivrer
Sur une route de lumière
D’un cœur joyeux je marcherai.
4. De tout danger garde mon âme,
Je la remets entre tes mains,
De l’ennemi qui me réclame
Protège-moi, je suis ton bien.
Troisième station :
Jésus tombe pour la première fois
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
A travers la ville de Jérusalem, Jésus avance péniblement, et tout à coup, c’est la chute.
Jésus tombe à cause de tes péchés. Et aujourd’hui encore ça continue. Tu fais encore souvent chuter les autres. Tu es souvent la cause des péchés des autres. Regardons : Toi enfant qui n’écoute pas et qui désobéit, tu mets les parents et les enseignants en colère. Ta désobéissance pousse les parents et les autres à jurer, à insulter, à devenir violent. Toi mon frère, ma sœur, qui brise le lien familial à cause d’un conflit sur l’héritage ; toi époux ou épouse qui ne fait que détruire la vie de ton foyer par des rendez-vous nuisibles avec l’amant, l’amante dans tous les petits coins de la ville ; toi chef d’entreprise qui exploite abusivement tes ouvriers afin de t’enrichir ; toi jeune fille, jeune garçon, qui te retrouve avec tes copains, copines pour jouir nuisiblement dans l’alcool, la drogue et les débauches de toutes sortes ; toi prêtre, religieux, religieuse qui mène une vie contre-témoignage et scandaleuse… Ne sois plus le caillou qui fait chuter les autres sur le chemin.
Prions : Seigneur, ce n’est pas le poids de la croix, mais celui de nos péchés qui te fait tomber. Libère-nous de tous nos péchés, aide-nous à savoir reconnaître nos péchés et nos erreurs sans chercher à nous justifier à tout prix. Puissions nous Seigneur, ne jamais être l’auteur de la chute de nos frères et sœurs, encore moins nous réjouir quand ils tombent.
Notre Père qui es aux cieux… Je vous salue Marie… Gloire au Père…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
J’ai toujours les yeux sur le Seigneur
R/ J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet.
1. Regarde-moi Seigneur,
car je suis seul et misérable
2. Pitié pour moi Seigneur…
car je suis seul et misérable
3. Dirige-moi, Seigneur…
car je suis seul et misérable
4. Enseigne-moi Seigneur…
Car je suis seul et misérable
Quatrième station :
Jésus rencontre sa mère
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Voici le temps de la première rencontre : Marie renouvelle son « Oui » par sa simple présence.
Marie est restée fidèle à son « Oui ». On dit de Marie qu’elle est bénie entre toutes les femmes, qu’elle est bienheureuse. Cela signifie t-il que ce fut facile pour elle ? Que non ! Nous savons tous toutes les difficultés qu’elle a rencontrées : affronter les regards des autres, les doutes de Joseph, la fuite en Égypte… Entendre que son Fils est un fou, un possédé, qu’il se ballade partout avec des bandits et des prostitués. Beaucoup de parents connaissent ça et comprennent que ce n’est pas la joie. Marie n’eut pas non plus la joie de vieillir en regardant grandir ses petits enfants. Au contraire, elle dut passer par la terrible épreuve de la mort de son fils. Pourtant elle est bienheureuse, bénie entre toutes les femmes…
Et nous qui croyons qu’être bénie par Dieu signifie avoir de quoi manger, du travail, passer les jours paisibles sur cette terre ? Combien de fois ne nous arrive-t-il pas de remettre en cause l’amour et la bénédiction de Dieu dans notre famille quand, comme Marie, tu regardes un être cher mourir et tu ne peux rien. Quand comme Marie, on n’a rien, nos enfants n’ont rien, ni travail, ni mariage, ni enfant ?
Marie nous enseigne qu’on reconnaît celui ou celle qui est bénie par Dieu, non pas à travers ce qu’il a, mais à travers ce qu’il donne, ce qu’il apporte ; non pas à travers ce qu’il reçoit de Dieu, mais à travers ce qu’il est prêt à accepter, à souffrir pour Dieu.
Prions : Seigneur, la présence de ta mère a été un grand réconfort sur le chemin qui t’a conduit au calvaire. A son exemple, aide-nous à faire nôtre les souffrances de nos frères et sœurs et à savoir apporter la consolation et le réconfort à tous ceux qui sont dans la douleur.
Notre Père qui es aux cieux… Je vous salue Marie… Gloire au Père…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Ô Marie, aide-nous à dire oui
R/ Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur.
Ô Marie, chaque jour de notre vie.
1. Quand l’ange Gabriel t’est apparu
Pour t’annoncer la venue de Jésus
Tu n’as peut-être pas bien compris, Marie,
Pourtant, tu as dit oui.
2. Tu as cherché un toit pour ton enfant
Mais à la rue, on met les pauvres gens
Dans une étable sur la paille, ô Marie,
Tu as donné la vie.
Cinquième station :
Simon de cyrene aide Jésus à porter sa Croix
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Les soldats interpellent Simon de Cyrène,
et lui demandent d’aider Jésus à porter sa croix.
Simon de Cyrène n’avait pas enlevé le fardeau de sa croix, mais pendant un moment, il avait tout de même soulagé cette souffrance atroce, il avait rendu sa marche plus légère, il l’avait soutenu. Ne rêves-tu pas d’une société où ta misère, ton péché, peut à chaque fois, sur le chemin de la vie, rencontrer la miséricorde, la bonté et la générosité ?
Malheureusement, nous vivons dans un monde où notre croix et notre péché rencontrent difficilement la miséricorde ; où notre faiblesse rencontre difficilement l’indulgence ; où notre échec rencontre difficilement le soutien. Trop souvent, quand tu te trouves dans des situations difficiles, tu ne rencontres que des jugements, de l’intolérance, de la méchanceté, de l’abandon. Si dans ta vie, tu fais plus l’expérience des critiques et du jugement que l’expérience de la miséricorde et de la compréhension, souviens-toi : ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse, ne le fais pas aux autres. Qui vas-tu aider aujourd’hui ? Et demain ?
Prions : Seigneur, en acceptant l’aide de Simon de Cyrène, tu nous montres que dans la vie, nous avons besoin du secours des autres. Apprends nous aussi à savoir accepter l’aide de nos frères et sœurs lorsque nous sommes dans le besoin. Donne-nous aussi à l’exemple de Simon de Cyrène, d’être, malgré nos nombreux problèmes personnels, de ceux qui luttent pour le bien des autres
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Ta nuit sera lumiere de midi
Si tu dénoues les liens de servitude,
Si tu libères ton frère enchaîné,
La nuit de ton chemin sera lumière de midi,
La nuit de ton chemin sera lumière de midi.
Alors, de tes mains, pourra naître une source,
La source qui fait vivre la terre de demain,
La source qui fait vivre la terre de Dieu.
Si tu partages le pain que Dieu te donne,
Avec celui qui est ta propre chair,
La nuit de ton amour sera lumière de midi,
La nuit de ton amour sera lumière de midi
Alors, de ton cœur, pourra sourdre une eau vive,
L’eau vive qui abreuve la terre de demain,
L’eau vive qui abreuve la terre de Dieu.
Si tu détruis ce qui opprime l’homme,
Si tu relèves ton frère humilié,
La nuit de ton combat sera lumière de midi,
La nuit de ton combat sera lumière de midi.
Alors, de ton pas, pourra naître une danse,
La danse qui invente la terre de demain,
La danse qui invente la terre de Dieu.
Sixième station :
Une femme essuie le visage de Jésus
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Quittant la foule, Véronique ose un geste de compassion envers Jésus
Véronique te rappelle que c’est au cœur des critiques, des calomnies et des obstacles que tu auras à vivre, à faire ton travail, à faire le bien. Un monde sans critiques, sans calomnies, sans obstacles, n’existe pas. Et ce n’est pas pour cela que tu devras arrêter de faire le bien, d’aider, de soutenir même ceux qui veulent te fragiliser. Dois tu renoncer à faire le bien que tu as prévu de faire simplement parce que tu es saboté, calomnié, influencé, apeuré ou intimidé ? Que non ! Cela pourrait s’appeler de la vengeance. Tu peux être déçu, blessé, critiqué, intimidé, menacé mais ne sois jamais anéanti par une critique, une calomnie ou une menace. C’est vrai que le travail devient plus difficile, mais il devient plus héroïque aussi, plus porteur de grâces, il te rapproche davantage du travail de Dieu lui-même. Véronique l’a fait pour Jésus, fais le aussi pour tes frères et sœurs.
Prions : Seigneur, tandis que les disciples se tenaient à distance, une femme a eu le courage d’essuyer ton visage ensanglanté. Comme elle, aide-nous à ne jamais avoir peur de faire le bien et de savoir nous dissocier de la pensée majoritaire lorsque celle-ci n’est pas conforme à ta volonté.
Notre Père qui es aux cieux… Je vous salue Marie… Gloire au Père…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Je cherche le visage du Seigneur
R/ Je cherche le visage, le visage du Seigneur, Je cherche son image, tout au fond de vos cœurs.
1.Vous êtes le corps du Christ
Vous êtes le sang du Christ,
Vous êtes l’amour du Christ.
Alors ?
Qu’avez-vous fait de lui ?
2. Vous êtes le corps du Christ,
Vous êtes le sang du Christ,
Vous êtes la Paix du Christ.
Alors ?
Qu’avez-vous fait de lui ?
3. Vous êtes le corps du Christ
Vous êtes le sang du Christ,
Vous êtes la Joie du Christ.
Alors ?
Qu’avez-vous fait de lui ?
Septième station :
Jésus tombe pour la deuxième fois
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Le chemin qui monte au Calvaire n’en finit pas, et Jésus tombe une deuxième fois.
Ce qu’il faut contempler aux stations des chutes, ce n’est pas tant qu’il tombe. Ce qu’il faut admirer, c’est qu’il ne reste pas au sol, il se relève et il avance, car il veut atteindre son but.
Que fais tu quand tu tombes ? Restes tu au sol ? Ou alors sais tu te relever en confessant ton péché pour avancer malgré tout ? Sais tu relever ceux qui tombent autour de toi ? Le signe de la présence de Dieu dans ta vie, ce n’est pas seulement quand tout va bien. C’est aussi quand après la division, tu peux te réconcilier, c’est quand après le péché, tu peux pardonner et être pardonné. C’est quand tu tombes et tu as la force de te relever ou quand tu trouves des mains pour t’aider à te remettre debout. Sois la main qui relève ton prochain !
Prions : Seigneur, malgré les multiples chutes de notre vie, donne-nous la grâce de ne pas céder au découragement. Ouvre nos yeux et nos cœurs afin que nous puissions nous rendre compte de nos erreurs et que, par les mérites de tes souffrances, nous puissions te rendre témoignage avec honneur dans ce monde aujourd’hui dominé par le relativisme moral.
Notre Père qui es aux cieux… Je vous salue Marie… Gloire au Père…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Nous trebuchons sur nos chemins.
1. Nous trébuchons, sur nos chemins, il n’est plus d’or dans nos matins, l’espoir est mort dedans nos mains. Prends pitié Seigneur.
2. Voici nos fronts, d’enfants perdus, et nos serments jamais tenus, et nos amours, si mal vécus. Prends pitié Seigneur.
3. Jamais donné, toujours repris, et de nous même toujours épris, faisant de nous nos ennemis. Prends pitié Seigneur.
Huitième station :
Jésus parle aux femmes de jerusalem
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Entendant les femmes se lamenter, Jésus leur répond : femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous mêmes et sur vos enfants !
Jésus est le consolateur. Il ne veut pas être celui qui fait pleurer les autres de peine et de douleur. Ne pleurez pas sur moi dit-il. Pensons à ces enfants qui font pleurer leurs parents ; à ces femmes qui font pleurer leurs maris ; à ces maris qui font pleurer leurs épouses, à ces parents qui font pleurer leurs enfants, à ces patrons qui font pleurer leurs employés, à ces employés qui font pleurer leurs patrons, à ces chrétiens qui font pleurer leurs bergers, à ces prêtres qui font pleurer leurs fidèles… A toi qui est l’un d’eux…
C’est peut être une bonne occasion de confier au Seigneur toutes les personnes que tu as déçu, trahi, blessé, celles que tu as fait pleurer et fais encore pleurer, celles qui portent dans leur cœur les séquelles de toute cette violence en parole, en action ou par indifférence. Confions au Seigneur les personnes qui t’ont déçues, qui t’ont fait maigrir, perdre l’appétit, toutes ces personnes qui te font encore souffrir aujourd’hui et disons ensemble : « Seigneur pardonne-leur leurs fautes et les nôtres ».
Prions : Seigneur, toi qui as consolé les femmes de Jérusalem sur le chemin qui te conduisait au calvaire, jette un regard de Miséricorde sur notre monde déchiré par les haines et continuellement détruit par les hommes que nous sommes. Accorde à ceux qui se trouvent dans des situations désespérées de rencontrer sur leur chemin, des hommes capables de les consoler et de leur donner le courage d’aller de l’avant.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
O prends mon âme
1. O prends mon âme, prends-là, Seigneur,
Et que ta flamme brûle en mon cœur.
Que tout mon être vibre pour toi,
Sois seul mon maître, ô divin roi.
Source de vie, de paix, d’amour
Vers toi je crie la nuit, le jour
Guide mon âme, sois mon soutien
Remplis ma vie, toi mon seul bien.
2. Du mal perfide, ô garde-moi,
Sois seul mon guide, chef de ma foi,
Quand la nuit voile tout à mes yeux,
Sois mon étoile, brille des cieux.
3. Voici l’aurore d’un jour nouveau,
Le ciel se dore de feux plus beaux,
Jésus s’apprête, pourquoi gémir ?
Levons nos têtes, il va venir.
Neuvième station :
Jésus tombe pour la troisième fois
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Jésus en est à sa troisième chute, et il va se relever une troisième fois pour poursuivre son chemin.
Pas une fois, pas deux fois, mais trois fois ! Une fois de plus il est tombé. A sa place, beaucoup auraient dit « Basta », ça suffit ! Je n’en peux plus. Mais Lui, il s’est encore relevé…
Mon frère, ma sœur, nous sommes tous confrontés à la difficulté de ne pouvoir nous débarasser définitivement d’un péché, d’une mauvaise habitude, d’une situation dans laquelle on se trouve. Parfois, tu as l’impression que tu retombes dans le même péché fatalement, pas une fois, pas deux fois, mais plusieurs fois. Alors tu as le sentiment que tes confessions deviennent comme une récitation des mêmes litanies, des mêmes péchés. Tu as la tentation de te décourager, de ne plus te confesser, d’arrêter la marche, d’abandonner et de rester couché là, paresseusement dans ta situation de péché. Mais souviens des paroles de Jésus : « Celui qui va persévérer jusqu’au bout, c’est celui là qui sera sauvé ». Veux-tu être sauvé ? Si oui, que fais tu encore au sol ?
Prions : Seigneur, toi qui as partagé jusqu’au bout la misère de l’homme, augmente en nous la foi, ravive notre espérance et suscite en nous la charité, pour que nous puissions persévérer dans la pratique du bien, sur les chemins de la foi. Ne permets pas que notre péché nous plonge dans la désespérance, mais fais que ta miséricorde nous fasse regretter nos fautes. Nous goûterons alors à la joie du pécheur pardonné et nous chanterons tes merveilles tous les jours de notre vie.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Il n’à pas dit
R/ Il n’a pas dit que tu coulerais
Il n’a pas dit que sombrerais
Il a dit : allons de l’autre bord
1. Si la mer se déchaine, si le vent souffle fort
Si la barque t’entraine, n’aie pas peur de la mort (bis)
2. Si ton cœur est en peine, si ton corps est souffrant
Crois en Jésus, Il t’aime, Il te donne la paix (bis)
3. Si un jour sur ta route, tu rencontres le mal,
Ne sois pas dans le doute, Dieu aime ses enfants (bis)
Dixieme station :
Jésus est depouille de ses vetements
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Suprême humiliation,
Jésus est dépouillé de ses vêtements.
L’Évangile raconte que les soldats avaient déchiré son habit qui était un tissu de grande valeur. Mon frère, ma sœur, tu as plus tendance à appauvrir les personnes qu’à les enrichir, à leur enlever qu’à leur donner, surtout quand elles se retrouvent devant toi sans défense. Il ne s’agissait pas seulement d’un tissu, cet habit qui couvre notre corps et qui lui donne de la dignité, de la valeur. Il s’agissait surtout de cet autre habit qu’on appelle la réputation, l’honneur de la personne, cet habit qui couvre le cœur et l’esprit. Cet habit là a une valeur inestimable. Combien de fois te retrouves tu entrain de déchirer l’image, la réputation et l’honneur d’une personne par le comérage, le mensonge et la diffamation ? Combien de fois as tu été en face en face des personnes qui déshabillent les autres et es tu passé, indifférent, quand tu ne t’es pas associé à la sale besogne ? Jésus est bien caché derrière ces vies brisées et détruites. Il te voit dépouiller ton prochain de ses vêtements. Apprends à construire les gens et non à les détruire, apprends à les défendre et non à les abandonner.
Prions : Seigneur, toi qui as été dépouillé de tes vêtements, donne nous la grâce de nous enrichir par ta pauvreté et de couvrir de dignité nos sœurs et frères qui vivent dans des conditions infrahumaines dans nos prisons et même dans nos milieux de travail. Que notre attitude soit celle de l’homme qui habille et non celle de l’homme qui dépouille.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Tu peux naitre de nouveau
1. Tu peux naître de nouveau,
Tu peux tout recommencer,
Balayer ta vie passée,
Et repartir à zéro, Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger.
Et repartir à zéro, Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger.
2. Tu peux boire de cette eau,
Source de pureté,
Source de vérité.
Tu peux boire de cette eau,(x2)
Source de l’éternité.
Tu peux boire de cette eau,(x2)
Source de l’éternité.
3. Tu peux être pardonné
Pour tous tes péchés passés
Car Jésus a tout payé.
Tu peux recevoir la paix,(x2)
Source de la liberté,
Et repartir à zéro,
Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger.
Onzieme station :
Jésus est cloue sur la Croix
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Un brigand à sa droite, un autre à sa gauche, Jésus est cloué sur la croix par les soldats.
Il s’adresse à son Père : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Voilà un homme, Jésus, qui a fait de sa passion, une consolation pour les autres. Dans son cœur, les douleurs amères de la trahison, et de l’injustice n’ont pas tué l’amour. C’est ainsi qu’il va accueillir avec délicatesse celui qui le livre au supplice alors qu’il aurait pu le rabrouer ; il promet le ciel au malfaiteur, c’est à dire, celui là qui a refusé et combattu son message ; il pardonne à ceux qui le tuent : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »
Mon frère, ma sœur, faut-il à chaque fois que la difficulté te rende violent, méchant, intolérant, impatient ? Y a t-il une raison valable pour que tu cesses d’être bon, que tu cesses de te sacrifier pour les autres ? Jésus nous dit par sa manière de mourir sur la croix qu’il n’y a aucune raison valable, même pas l’inconscience de ceux pour qui tu te sacrifies. N’attends pas que les gens t’aiment pour les aimer, qu’ils te soient fidèles pour leur être fidèle. A l’image de Jésus, fais simplement ton devoir, va jusqu’au bout de ta mission sans être influencé par ceux qui ne font pas leur devoir ou qui veulent t’empêcher de faire le tien.
Prions : Seigneur Jésus, Toi qui est allé au bout dans ta mission, sans nourrir aucun sentiment de vengeance ni de haine, libère nos cœurs de la rancune et des pensées de vengeance. Que la douceur de ta paix habite nos cœurs pour que nous puissions aimer davantage ceux qui nous font du mal et que nous avons souvent souhaité voir disparaître de nos vies. Bénis les et bénis nous !
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire…
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Ô Croix dressee sur le monde
1. O Croix dressée sur le monde (bis)
O Croix de Jésus Christ ! (bis)
Fleuve dont l’eau féconde
Du cœur ouvert a jailli.
Par toi la vie surabonde,
O Croix de Jésus Christ !
2. O Croix sublime folie, (bis)
O Croix de Jésus Christ ! (bis)
Dieu rend par toi la vie
Et nous rachète à grand prix :
L’amour de Dieu est folie,
O Croix de Jésus Christ !
3. O Croix sagesse suprême, (bis)
O Croix de Jésus Christ ! (bis)
Le Fils de Dieu lui-même
Jusqu’à sa mort obéit ;
Ton dénuement est extrême,
O Croix de Jésus Christ !
Douzieme station :
Jésus meurt sur la Croix
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Jetant un grand cri, Jésus dit :
« Père, en tes mains, je remets mon esprit »
Jésus meurt. Et pour être sûr qu’il ne se réveillera plus de cette mort, un soldat lui transperce le cœur avec une lance.
Pour celui qui n’a que haine et mépris dans son cœur pour l’autre, aucune souffrance n’est jamais suffisante.
Quand tu t’approches de la souffrance pour l’accentuer, quand tu te moques de la misère, de l’échec, des déboires de ton frère et de ta sœur, quand tu enfonces celui qui n’a plus aucune défense, c’est exactement, comme ce soldat qui brise les jambes à celui qui est déjà prisonnier de la croix, qui perce le cœur à celui qui est déjà mort. Et nous avons tous dans les mains des marteaux qui ont brisé les jambes de nos frères fragilisés par leur souffrance, nous avons tous sur nos langues des flèches qui ont déjà percé les cœurs de nos sœurs meurtris par toutes sortes de trahisons.
Mais ce combat inégal, du puissant contre le faible, du riche contre le pauvre, de celui qui se croit juste parce que sa faute n’est pas connue contre le pécheur dont le péché est connu de tous, ce combat, disais-je, est celui des lâches et le vainqueur n’en tire aucune gloire.
Quelles souffrances regrettes-tu d’avoir causé ou aggravé ? Qu’attends-tu pour réparer cela ?
Prions : Seigneur Jésus, toi qui as pu pardonner à tes bourreaux qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient, aide-nous à prendre conscience du mal que nous infligeons chaque jour à nos frères et sœurs, à le regretter et à nous convertir radicalement.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Miséricorde insondable
1. Miséricorde insondable !
Dieu peut-il tout pardonné ?
Absoudre un si grand coupable,
Et mes péchés oublier ?
R/ Jésus, je viens, je viens à toi.
Tel que je suis, je viens à toi.
Jésus, je viens, je viens à toi.
Tel que je suis, prends-moi.
2. Longtemps j’ai loin de sa face,
Provoqué son saint courroux,
Fermé mon cœur à sa grâce,
Blessé le sien devant tous.
3. Ô Jésus, à toi je cède,
Je veux être libéré ;
De tout péché qui m’obsède
Être à jamais délivré.
Treizieme station :
Jésus est descendu de la Croix et remis à sa mère
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
La foule a disparu. Seuls restent Marie, les proches et Joseph d’Arimathie, qui a demandé le corps de Jésus.
Contemplons la Vierge Marie à ce moment précis…
L’enfant vivant et joyeux qu’elle a porté il y a quelques années est là dans des bras, sans vie et froid, complètement défiguré. Quelle douleur pour cette mère ! En repartant aujourd’hui, ne rentre pas sans elle. Marie est si intimement liée à la croix. Accueille là comme ta mère. Tu ne peux pas approcher la croix sans la trouver là, silencieuse, maternelle. Marie n’est pas seulement au pied de la croix de son Fils. Depuis qu’il a dit « Fils, voici ta mère », elle demeure aussi au pied de nos croix. Oui, Marie est là au pied de tes croix, des croix de ta vie. Elle est au pied de tes souffrances, de tes malheurs, de tes blessures, de tes échecs, de tes deuils et de tes morts.
Mais sais-tu même l’appeler ? Sais-tu réciter ton chapelet ? En as tu un ? L’utilises tu pour orner ton cou, ta voiture ? Ou alors il est pour toi un instrument de prière, une arme puissante dans le combat spirituel. Fils, Fille, voici ta mère !
Prions : Seigneur, Toi qui as connu l’amour maternel de ta naissance à ta mort sur la croix, nous te présentons toutes les femmes qui ne peuvent pas concevoir et qui désirent un enfant. Comble le désir de leur cœur comme tu sais le faire. Nous te prions aussi pour tous les orphelins et pour tous les enfants mal-aimés et maltraités : inspire près d’eux des personnes qui leur apportent l’affection maternelle que toi même tu as connu durant toute ta vie.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Quand Jésus mourait au calvaire
1. Quand Jésus mourait au Calvaire,
Rejeté par toute la terre,
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.
2. Qui pourrait savoir la mesure
Des douleurs que votre âme endure,
Ô Mère, alors qu’on torture
L’Enfant qui vous est pris ?
Ô Mère, alors qu’on torture
L’Enfant qui vous est pris ?
3. Se peut-il que tant de souffrance
Ne nous laisse qu’indifférence,
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?
Quatorzieme station :
Jésus est mis au tombeau
V/ Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons
R/ Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Le corps de Jésus est déposé dans un tombeau creusé dans le roc, fermé par une grosse pierre.
Mis au tombeau, il n’y restera que quelques heures car sa place n’est pas dans le tombeau. La nôtre non plus ! Pourtant, beaucoup de personnes choisissent de vivre dans des tombeaux, dans leurs tombeaux comme dans ceux de leurs frères et sœurs, dans les tombeaux de la société.
Tu vis dans le tombeau quand tout ce qui sort de ta bouche n’évoque que les tombeaux de tes frères et sœurs, c’est à dire, leurs chutes, leurs « morts », leurs échecs, leurs défauts. Tu vis dans le tombeau quand tu choisis de ne voir que le noir, que le mal, que les ténèbres. Tu ne vis que d’histoires de mal, tu ne te sens vivre que quand tu vois les autres mal. Tes paroles et tes actions ne peuvent qu’avoir des odeurs de tombeaux. Et tu es malheureux quand il n y a pas de mal parce que c’est ce qui te nourrit. La chute de ton frère et de ta sœur te procure une joie malsaine car comment se réjouir du malheur de ton prochain ? Pense à toutes ces chaînes de télé et de radio qui se nourrissent du mal. Tout leur programme ne sent que le mal, la violence et le désespoir. Comme si la vie n’était que cela… Parfois tu es à leur image si tu ne sais pas voir le bien dans tes frères et sœurs. Jusqu’à quand vivras tu dans le tombeau ? Ta place n’est pas là bas !
Prions : Seigneur Jésus, nous t’avons ensevelli dans nos habitudes, et nous ensevelissons nos frères et sœurs par nos comportements, par notre manière d’exposer leurs défauts et leurs faiblesses. Mais tu es caché et vivant dans nos cœurs. Nous t’en prions, sors nous de nos tombeaux puants et donne nous de gouter à la joie de la vraie vie en toi.
Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire
V/ Prends pitié de nous Seigneur
R/ Prends pitié de nous
V/ Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix
R/ Amen
Chant :
Victoire, tu regneras
R/ Victoire, tu règneras !
Ô Croix tu nous sauveras !
1. Rayonne sur le monde
Qui cherche la Vérité
Ô croix source féconde
D’Amour et de Liberté.
2. Redonne la vaillance
Aux pauvres et aux malheureux
C’est toi, notre Espérance,
Qui nous mèneras vers Dieu.
3. Rassemble tous nos frères
À l’ombre de tes grands bras.
Par toi, Dieu notre Père
Au Ciel nous accueillera.
Conclusion
Quinzième station : le retour à la maison, la rencontre avec les proches, la prière du soir.
Seizième station : Une conversation difficile avec son mari, avec sa femme, avec ses enfants.
Dix-septième station : visite chez le medecin
Quarante et unième station : la mort d’un être proche et cher…
Centième station… Millième station…
Notre vie un chemin de croix, mais aussi, et cela dépend de nous, un chemin de joie !
Si tu ignores la route qui mène à la mer, il te suffit de suivre le cours du fleuve.
De même, si tu cherches le chemin qui mène à Dieu, à la résurrection et à la vie, il te suffit de suivre le chemin de la croix.
Celui qui veut venir à ma suite, dit Jésus, qu’il se charge lui même de sa croix et qu’il me suive.
Prions : Seigneur Jésus, au terme de ce parcours, nous te supplions humblement : que nos esprits, nos âmes et nos corps soient purifiés de leurs souillures et remplis de ta grâce. Que nos cœurs soient remplis d’amour, de paix et de joie. Nous prenons devant toi l’engagement de nous convertir et nous savons que tu as mis à nos côtés ta Mère pour nous guider sur ce chemin si délicat. Nous avons confiance en Toi, nous t’adorons et nous te bénissons parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix, tu as vaincu le péché et la mort et tu es vivant aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen
Chant :
Si le grain de ble
R/ Si le grain de blé tombé en terre refuse de mourir, la moisson de l’espoir des hommes, ne pourra jamais fleurir.
1. Vous êtes le sel de la terre, il faut garder votre saveur. Vous êtes lumière du monde, il faut garder votre splendeur. Vous mes amis ne craignez pas car je suis avec vous.
2. Vous êtes le blé de la terre, froment broyé pour faire un pain. vous êtes le bon grain du père, qui nourrit vos frères humains. Vous mes amis ne craignez pas car je suis avec vous.
3. Semé par moi au cœur du monde, dans la plus profonde de la nuit. Vous deviendrez la moisson blonde qui mûrit au vent de l’esprit. Vous mes amis ne craignez pas car je suis avec vous.
